LA COMMUNAUTÉ

LA COMMUNAUTÉ

La Communauté est un lieu d’accueil, de vie et d'occupation pour 21 personnes, les compagnons.
L'activité est basé sur la récupération, le recyclage et la revente d’objets.
Elle permet aux compagnons de se reconstruire et de rebondir socialement.

La Communauté  à Etagnières a été fondée directement par l’Abbé Pierre, aidé par un groupe d’amis de la Communauté de Genève.

Historique de la communauté

2019 - La communauté monte à Berne pour le 50ème anniversaire du manifeste
2018 - Aménagement, construction et ré-organisation de la bibliothèque
2017 - Emmaus Etagnières arrive sur Facebook
2015 – Réfection du réfectoire et fin des travaux d’aménagement
2015 – Une équipe de bénévoles s’intègre à la Communauté
2009 – Agrandissement du magasin et construction du pavillon des retraités.
2008 – Aménagement du parking
2007 – Adoption du plan de quartier de La Combe (Passage de la Communauté en zone Villas).
2001 – Inauguration de la nouvelle échoppe
1994 – Célébration du 20ème anniversaire (Voyage de 3 jours avec les compagnons)
1978 – Inauguration du nouveau magasin
1974 – La Communauté est prête à accueillir des compagnons
1972 – Achat de la ferme « La Combaz » (ancien moulin)

L’ABBÉ PIERRE

Henri Grouès, dit l’Abbé Pierre (5 août 1912 – 22 janvier 2007) En 1947, l’abbé Pierre rachète une maison à Neuilly-Plaisance pour en faire une auberge de jeunesse. Il décide de baptiser cette maison Emmaüs, en référence à ce village de Palestine où deux compagnons du Christ ont retrouvé l’espoir. En 1949, l’Abbé Pierre est appelé auprès d’un ancien bagnard qui vient de tenter de se suicider, et devant son désarroi il lui dira cette phrase devenue un des fondements du Mouvement Emmaüs « Je ne peux rien te donner. Mais toi qui n’as rien, au lieu de mourir, viens m’aider à aider ». En 1951, l’Abbé Pierre n’est plus député, mandat qu’il occupait depuis 1945 et perd du même coup l’indemnité qui permettait au premier groupe de Compagnons de vivre. Ceux-ci se tournent alors vers la récupération de matières premières et autres objets. Car « Jamais nous n’accepterons que notre subsistance dépende d’autre chose que de notre travail ». Un principe d’indépendance, de dignité, retrouvée par le travail et une activité de récupération qui font la force du Mouvement encore aujourd’hui.

Après les ravages de la guerre, les rigueurs de l’Hiver 1954 tuent. Dans ce contexte de grave pénurie de logements, l’abbé Pierre lance son célèbre appel sur les ondes de Radio Luxembourg.

Mes amis, au secours…
Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l’avait expulsée…

Il déclenche ce que l’on appellera « l’insurrection de la bonté » et influence fortement les pouvoirs publics. Un immense mouvement de solidarité naît alors… qui ne s’arrêtera plus.

Aujourd’hui, le mouvement Emmaüs reste fidèle à son fondateur et poursuit jour après jour son engagement envers les exclus. Depuis 2007, l’Abbé Pierre repose au cimetière d’Esteville en Normandie. La Halte d’Emmaüs, maison de retraite pour compagnons âgés et handicapés dans laquelle il vécu plusieurs années a été aménagée en un « lieu de vie et de mémoire » ; il est ouvert au public depuis le 22 janvier 2012.

SON MESSAGE

Accueillir  des personnes démunies en leur permettant de vivre dans la dignité, sans être des assistés.

Ensemble, renouvelons notre engagement à travailler pour donner du pain à ceux qui ont faim et faim de justice à ceux qui ont du pain.

L’Abbé Pierre